- Cristal

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Le cristal de Swarovski

Daniel Swarowski, fils d'un artisan verrier spécialisé dans la taille de pierres en verre (le cristal), également connu sous le nom de verre au plomb ou strass, a 18 ans (1880) lorsqu'il vient à Paris terminer sa formation avant de reprendre la manufacture paternelle de Bohème. C'est sa découverte du monde de la haute couture (Chanel) qui confirmera le choix de sa vocation. Il quitte la Bohème pour le Tyrol Autrichien, ouvre son entreprise, il invente une machine capable de couper le cristal avec une extrëme précision et affine la production de cristaux taillés, il en augmente la teneur en plomb, particularise le facettage (12 facettes) et y ajoute un apprêt d'argent  et se démarque des artisans- verriers de Bohême. 
Il perfectionne la fabrication des cristaux, selon une recette inédite tenue secrète.

Les cristaux Swarovski deviennent rapidement réputés pour leur pureté et leur éclat inégalés. C’est là que la légende Swarovski commence à se construire. Outre les cristaux exceptionnels commandés par Coco Chanel adepte de ce cristal ou par Christian Dior dans les années 50,  depuis 1977, Swarovski produit aussi des bijoux et des perles.

Aujourd'hui encore, le secret de fabrication est farouchement gardé. Mystère entretenu depuis cinq générations.

Le concept Swarovski

La magie Swarovski réside en grande partie dans le secret de fabrication de son cristal. Celui-ci n’est connu que des membres de la famille Swarovski et des cadres dirigeants de l’entreprise, les ouvriers eux-mêmes ne connaissant que la partie du processus de fabrication à laquelle ils sont assignés. Le secret tient à la fois dans la composition de la pâte de verre utilisée, avec un pourcentage de plomb réduit au minimum, et dans les techniques de travail et de taille du cristal. La composition de ce cristal en fait l’un des plus purs du monde. Quant aux techniques de taille mises au point par Swarovski, elles permettent d’uniformiser la forme des cristaux et d’obtenir des arêtes bien nettes pour un maximum d’éclat. La réfractance des pierres Swarovski – leur capacité à scintiller – est inégalée grâce à la précision au micromètre des machines, ce qui les rend extrêmement recherchées.

C’est donc grâce à son processus de fabrication et du travail du cristal unique au monde que Swarovski est devenue une entreprise internationale florissante. Du monde de la mode à celui de la décoration intérieure, en passant par les instruments d’optique, les cristaux Swarovski se déclinent partout avec le même succès et la même qualité.

 

Perles cristal de boheme redim

 

Le cristal de Bohème

Son histoire ne commence pas en Bohème, l'appellation "cristallo" était initialement utilisée à Venise à la fin du XVe siècle pour définir un verre très fin et transparent. Les verreries furent fondées dès le Moyen-Âge dans le cercle de montagnes qui forme les frontières naturelles du pays. La raison en est simple : ces régions frontalières disposaient en abondance des matières premières nécessaires, telles que les sables verriers ou le bois permettant de produire de la potasse. Rien d’étonnant donc à ce que des clans familiaux de verriers tchèques s’y soient constitués, et qu'ils aient influencé les procédés technologiques de fabrication du verre de façon décisive en Europe. Les pays du Royaume de Bohême envahirent le marché européen dès les XIVe et XVe siècles avec leur production de verres à boisson. Les coupes médiévales étaient de couleur verdâtre, raison pour laquelle on appelait ce type de verre le verre forestier.

C'est au 18e Siècle que le cristal de bohème devient un signe de qualité grâce à un verre dur et éclatant qui supplante très rapidement la production vénitienne et s'impose sur les tables royales. À l’époque, on croyait que le cristal de Bohême amenait le bien-être dans le foyer, et tranquillisait le sommeil. Le verre Tchèque a réussi à concurrencer très fortement le verre de Venise grâce à la qualité des sables verriers qui se trouvent surtout dans l’ancien Royaume de Bohême, l'actuelle République tchèque. La spécificité du cristal étant d'être réalisé avec du plomb, de la silice et du sodium pour fabriquer un verre aux qualités comparables au cristal de roche.

Au cours du XVIIIe siècle, pratiquement tous les maîtres-verriers du pays fabriquaient ce type de verre noble aux parois épaisses, d’une dureté et d'une brillance forte – le cristal – susceptible d’être taillé comme une pierre précieuse. Il est surprenant qu’ils aient su sauvegarder le secret de sa fabrication, et d’autant plus surprenant que celui-ci n'ait pourtant pas pu être conservé jusqu’à nos jours ! Le secret en est perdu : il est désormais impossible d'en produire...

Cependant, à partir du début du XIXe siècle, le cristal de Bohême n’arrive plus à concurrencer le nouveau verre au plomb importé d’Angleterre, bien moins coûteux. Inventé au XVIIe siècle, ce n'est qu'alors que ce verre au plomb envahit l’Europe. Et c’est justement ce produit d’origine anglaise que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de cristal : la température de sa fusion est plus basse, il est plus susceptible d'être taillé et coupé, et, enfin, il est plus étincelant.
C'est de nouveau en Bohême, au début du XIXe siècle, que s'écrivent les chapitres suivants de l’histoire du verre. Les Bucquoy, originaires du Nord de la France, comptaient en effet parmi les familles nobles étrangères qui s'étaient installées dans le pays au moment de la guerre de Trente Ans. Soutenus par les Habsbourg, ils s'étaient vus offrir des domaines seigneuriaux en Bohême du Sud. Un des descendants de cette famille, Georges François Auguste Bucquoy, réussit à mettre au point en 1817 un type de verre tout à fait nouveau, baptisé verre de hyalite : un verre massif, lourd, aux couleurs noire ou rouge foncé. Sa spécificité résidait dans le fait que ce verre ne laissait guère traverser les rayons lumineux. Les produits des verriers tchèques commencent à reconquérir les marchés mondiaux vers la fin du XIXe siècle, et savent préserver leur position de leader. Le cristal de Bohême est désormais plutôt synonyme de cristal au plomb richement taillé, et connu pour son éclat extraordinaire dû à la grande qualité des sables verriers locaux. L'apport en plomb confère au cristal une brillance, un éclat et un son bien précis que l’on reconnaît immédiatement.

 

Le cristal de verre

Le verre de cristal utilisé pour la vaisselle de luxe ou la perlerie n'est ni du cristal de roche, ni ne présente aucune structure géométrique. Sa structure est amorphe (ou vitreuse, c'est-à-dire désordonnée). Son appellation cristal se justifie par la pureté de sa transparence, due à sa composition chimique riche en silice et en oxyde de plomb. Ce ne sont pas des gemmes.

Depuis une dizaines d'année, nombreuses sont les marques à développer leur propre verre. Il s'agit de verres composites dont la composition est souvent brevetée et gardée secrète.

Leurs points communs est leur mise en avant comme des verres plus clairs, plus résistants aux chocs et adaptés à la perlerie et à la vaisselle. Issus des centres de recherches, ces verres composites sont une véritable révolution dans la mesure où l'on retrouve la clarté du cristal associée à une véritable solidité face aux chocs et sont sans plomb.

 

(Source internet)